Faire une demande d’Allocation de subsistance pour personne handicapée (DLA) pour un enfant peut sembler intimidant, surtout lorsque vous devez déjà gérer les exigences liées à la prise en charge d’un enfant ayant des besoins supplémentaires. De nombreuses familles en Angleterre et au pays de Galles constatent que leur première demande est refusée, non pas parce que leur enfant n’est pas éligible, mais parce que le formulaire ne montre pas clairement de combien de soins supplémentaires, de supervision ou d’aide pour se déplacer leur enfant a besoin par rapport aux autres enfants du même âge. La clé d’une demande réussie consiste à fournir des preuves détaillées et concrètes qui dressent un tableau clair de la vie quotidienne de votre enfant.
Examinons les pièges les plus courants et la manière de les éviter, afin que votre demande ait les meilleures chances de succès.
1. Se concentrer sur le diagnostic plutôt que sur les soins et la supervision
Il est naturel de vouloir expliquer en détail le diagnostic de votre enfant, mais les décisions DLA reposent sur les soins et la supervision supplémentaires dont votre enfant a besoin, et non sur sa seule condition médicale. Le décideur veut savoir en quoi les besoins de votre enfant diffèrent de ceux d’un enfant typique du même âge.
Au lieu d’énoncés généraux, décrivez les tâches précises pour lesquelles votre enfant a besoin d’aide, la fréquence de cette aide, le temps qu’elle prend et ce qui pourrait se passer s’il n’était pas supervisé. Par exemple, au lieu de dire « mon enfant est autiste », expliquez que « mon enfant a besoin d’aide pour s’habiller chaque matin, ce qui prend 20 minutes de plus que pour les autres enfants, car certains tissus le/la mettent en détresse et il/elle a besoin d’être constamment rassuré(e) ».
Une façon pratique de procéder consiste à tenir un journal quotidien pendant deux à quatre semaines, en notant chaque fois que votre enfant a besoin d’une aide ou d’une supervision supplémentaire. Incluez un relevé de nuit si votre enfant se réveille, a besoin d’aller aux toilettes ou a besoin d’être réconforté. Les relevés d’incidents sont également utiles : notez qui était impliqué, ce qui s’est passé, quand, combien de temps cela a duré et quels étaient les risques ou les conséquences.
2. Sous-déclarer les besoins nocturnes
Les soins de nuit sont souvent négligés, mais ils constituent une partie essentielle de nombreuses demandes DLA pour enfants. Si votre enfant se réveille fréquemment, a besoin d’aide pour aller aux toilettes, fait des crises, souffre, est en détresse ou risque de s’éloigner, cela doit être clairement documenté.
Tenez un simple journal de nuit, en notant l’heure de chaque incident, la raison pour laquelle votre enfant s’est réveillé, l’aide que vous avez apportée, le temps que cela a pris et l’impact sur votre enfant (et sur vous) le lendemain. Si le clinicien de votre enfant connaît ces besoins, demandez-lui de mentionner la supervision nocturne dans ses courriers.
3. Ne pas appliquer les règles d’âge correctes pour la mobilité
Les règles de mobilité DLA dépendent de l’âge. Les enfants ne peuvent prétendre au volet mobilité au taux inférieur qu’à partir de cinq ans s’ils peuvent marcher mais ont besoin d’aide ou de supervision à l’extérieur. Le volet mobilité au taux supérieur est accessible à partir de trois ans si votre enfant ne peut pas marcher, ne peut marcher qu’une courte distance sans gêne sévère, tomberait gravement malade en marchant, ou est aveugle ou présente une déficience visuelle sévère.
Lorsque vous décrivez les besoins de mobilité, soyez précis. Indiquez la distance que votre enfant peut parcourir, le temps que cela prend, ce qui se passe s’il va plus loin et quels sont les risques encourus (comme le fait de s’élancer, l’absence de conscience de la circulation ou l’épuisement). Utilisez des dates, des distances et des temps de récupération pour montrer le schéma.
4. Manque de preuves à l’appui
De nombreuses demandes sont refusées parce qu’elles n’incluent pas de preuves provenant de l’école ou de professionnels de santé reliant les besoins de votre enfant aux soins et à la supervision supplémentaires requis. Les décideurs doivent voir que les besoins de votre enfant sont reconnus par d’autres, et pas seulement par vous.
Demandez au coordinateur SENCO ou à l’enseignant de votre enfant une courte lettre décrivant le soutien qu’il reçoit, la fréquence des incidents et la supervision nécessaire pendant les transitions ou les récréations. Les courriers cliniques des services CAMHS, des ergothérapeutes, des orthophonistes ou des pédiatres doivent se concentrer sur les besoins fonctionnels de votre enfant, la fréquence à laquelle l’aide est nécessaire et les risques si le soutien n’est pas fourni.
5. S’appuyer sur des exemples ponctuels

Un incident isolé, aussi grave soit-il, ne suffira généralement pas à démontrer un besoin continu. La DLA repose sur des schémas et une fréquence.
Décrivez à quelle fréquence votre enfant a besoin d’aide chaque semaine ou chaque mois, combien de temps le soutien est nécessaire et à quoi ressemble une journée ou une nuit typique. Cela aide le décideur à comprendre la régularité et l’impact des besoins de votre enfant.
6. Manquer les délais et ne pas conserver de copies
Il est facile de perdre le fil des délais ou d’égarer des documents importants lorsque l’on est occupé. Cependant, des envois tardifs ou incomplets peuvent retarder les décisions, voire entraîner le refus de votre demande.
Notez tous les délais dans votre calendrier, envoyez des copies de tout et conservez un simple index des preuves que vous avez transmises. Cela facilitera grandement les choses si vous devez faire appel ou mettre à jour votre demande à l’avenir.
7. Ne pas mettre à jour en cas de changement de situation
Les besoins des enfants peuvent évoluer rapidement. Si les besoins de votre enfant en matière de soins ou de supervision augmentent ou diminuent, vous devez mettre à jour la DLA. Ne pas le faire peut conduire à une attribution incorrecte, voire à un trop-perçu.
Tenez des journaux périodiques et demandez de nouvelles lettres de l’école ou de professionnels de santé si les heures de soutien ou les risques changent. Cela garantit que votre demande reflète toujours les besoins actuels de votre enfant.
8. Négliger la transition à 16 ans
Lorsque votre enfant atteint 16 ans, il/elle sera généralement invité(e) à demander le Personal Independence Payment (PIP) au lieu de la DLA. Les preuves que vous avez réunies pour la DLA seront précieuses pour cette transition.
Gardez vos journaux, les courriers de l’école et les lettres cliniques à jour à l’approche des 16 ans de votre enfant, afin d’être prêt(e) pour la procédure PIP.
Liste de contrôle rapide avant l’envoi
Avant de soumettre votre demande, demandez-vous :
Ai-je comparé les besoins de mon enfant à ceux d’un enfant typique du même âge ?
Mes journaux de jour et de nuit montrent-ils la fréquence, la durée et les risques ?
Ai-je tenu un relevé des incidents avec les dates et les résultats ?
Les lettres de l’école/EHCP et des cliniciens sont-elles incluses et axées sur le fonctionnement ?
Mes preuves de mobilité reflètent-elles les seuils d’âge corrects et la supervision à l’extérieur ?
Ai-je conservé des copies, noté les délais dans mon agenda et signalé rapidement tout changement ?
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Avertissement : cet article de blog fournit des informations générales à des fins éducatives uniquement. Il ne constitue pas un conseil juridique. Les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle.
Si vous avez besoin de plus de détails, notre DLA for Children: A Step‑by‑Step Guide to Appealing a Decision peut vous aider.
Vous pourriez également trouver utile DLA Evidence Guide for Children: Proving Care and Mobility Needs.
Pour des questions connexes, voir Gifting the home to your children: seven‑year rule, gifts with reservation and POAT.
