Les lieux de travail peuvent être difficiles pour tout le monde, mais si vous vivez avec de l’anxiété, l’impact peut être écrasant. Pensées qui s’emballent, crises de panique, difficulté à se concentrer et symptômes physiques comme des nausées ou des palpitations peuvent rendre même les tâches de routine impossibles. La bonne nouvelle ? Vous avez des droits. En vertu de l’Equality Act 2010, les employeurs doivent mettre en place des aménagements raisonnables si vos symptômes vous placent dans une situation de désavantage substantiel par rapport aux autres. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement, et comment faire en sorte que cela fonctionne pour vous ?

Décortiquons cela, étape par étape, avec des exemples concrets et des solutions pratiques.

Que dit la loi ?

La loi de 2010 sur l’égalité vous protège si vous avez une déficience physique ou mentale ayant un effet substantiel et à long terme sur votre capacité à accomplir les activités quotidiennes normales. Une anxiété sévère peut atteindre ce seuil — surtout si elle affecte votre travail, vos relations ou votre autonomie au quotidien. Vous n’avez pas besoin d’un diagnostic formel pour être protégé, mais en avoir un (de votre médecin traitant, thérapeute ou médecine du travail) peut aider lors des négociations de changements.

L’obligation de mettre en place des aménagements se déclenche lorsque votre employeur sait (ou devrait raisonnablement savoir) que vous avez une déficience et le désavantage qu’elle entraîne. Ce qui compte comme « raisonnable » dépend de l’efficacité, du côté pratique et du coût de l’aménagement, ainsi que de son impact sur l’entreprise. Ce n’est pas un chèque en blanc, mais c’est bien plus qu’une simple formalité.

Ai-je de l’anxiété ?

Ce qui se passe à l’intérieur de votre corps

L’anxiété, ce n’est pas seulement se sentir stressé. C’est un état persistant d’inquiétude ou de peur qui peut affecter votre esprit et votre corps. Votre système nerveux peut être en mode « combat ou fuite », provoquant des symptômes comme un rythme cardiaque rapide, des sueurs, des troubles digestifs et des tensions musculaires. Chez certaines personnes, l’anxiété est déclenchée par des situations précises (comme la prise de parole en public ou les événements sociaux) ; chez d’autres, c’est un fond continu.

Comment cela vous fait-il ressentir

L’anxiété peut provoquer :

  • Des pensées qui s’emballent, une inquiétude excessive ou une sensation d’effroi

  • Des difficultés de concentration ou un « brouillard cérébral »

  • De l’irritabilité, de l’agitation ou une sensation d’être sur le qui-vive

  • Des problèmes de sommeil ou de la fatigue

  • Des symptômes physiques comme des maux de tête, des nausées ou des douleurs thoraciques

Ces symptômes peuvent être imprévisibles et s’intensifier pendant des périodes stressantes ou sans avertissement.

Comment cela peut vous affecter au travail

L’anxiété peut rendre le travail difficile, surtout si vos symptômes sont sévères ou imprévisibles. Vous pouvez avoir du mal avec :

  • La concentration et la mémoire, ce qui rend les tâches plus difficiles à terminer

  • La participation aux réunions, les appels téléphoniques ou la prise de parole en public

  • La gestion des délais ou des changements de routine

  • Le besoin de prendre du temps pour la thérapie, les rendez-vous médicaux ou la récupération après des crises de panique

Si l’anxiété affecte votre capacité à travailler, vous avez le droit de demander des aménagements raisonnables. Cela peut vouloir dire des horaires flexibles, le télétravail ou un soutien supplémentaire de votre responsable.

Quels types d’aménagements aident vraiment ?

Les conseils génériques sont partout, mais allons dans le concret. Voici des aménagements qui font souvent une vraie différence pour les personnes anxieuses :

  • Horaires flexibles : Demandez la possibilité de travailler à domicile, d’ajuster vos horaires ou de faire des pauses lorsque les symptômes sont sévères. Par exemple, si vous êtes agent du service client, vous pouvez demander à commencer plus tard les jours suivant vos séances de thérapie.




  • Temps pour les rendez-vous : Demandez un congé payé ou non payé pour la thérapie, le counseling ou les consultations médicales.


  • Espaces calmes ou de repos : Demandez l’accès à une salle calme ou à un espace pour vous recentrer si vous faites face à une crise de panique ou à une surcharge émotionnelle.

  • Communication claire : Demandez des consignes écrites, des points réguliers ou un préavis des changements de routine ou de réunions.


  • Technologie de soutien : Demandez l’autorisation d’utiliser des applications ou des outils qui aident à gérer l’anxiété (par exemple, des applications de pleine conscience ou des exercices de respiration).


  • Formation de sensibilisation : Proposez une formation à la sensibilisation à l’anxiété pour les managers et les collègues afin de favoriser la compréhension et de réduire la stigmatisation.


  • Aménagements de la charge de travail : Demandez des changements temporaires des délais, des objectifs ou des missions pendant les périodes de symptômes sévères.

Certains employeurs proposent des enveloppes annuelles pour des évaluations de médecine du travail ou des séances de thérapie — vérifiez si votre lieu de travail dispose d’un programme d’aide aux employés ou d’un dispositif similaire.

Comment demander des aménagements (et obtenir des résultats)

Il est naturel de se sentir anxieux à l’idée de demander de l’aide, mais une approche claire et pratique fonctionne le mieux. Voici comment procéder :

  1. Rédigez une demande courte : Expliquez les difficultés précises que vous rencontrez au travail à cause de l’anxiété. Par exemple : « Je fais des crises de panique et j’ai du mal à me concentrer pendant les périodes chargées, ce qui affecte ma productivité. »


  2. Proposez des aménagements précis : Choisissez trois à cinq changements qui feraient la plus grande différence. Par exemple : « Puis-je travailler à domicile les jours où mon anxiété est forte, avoir des heures de début flexibles et accéder à un espace calme lorsque c’est nécessaire ? »


  3. Joignez des éléments de preuve : Si vous avez des notes de médecine du travail, un justificatif de présence à la thérapie ou une brève auto-évaluation, incluez-les. Reliez vos difficultés aux tâches qui vous posent problème.

  4. Proposez une période d’essai : Suggérez une période d’essai de six à huit semaines, avec une date de révision pour ajuster ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.


  5. Gardez une trace : Envoyez votre demande par e-mail et conservez des notes des réunions et des actions convenues. Cela aide si vous devez faire un suivi ou escalader la situation.

Que doit contenir votre dossier de preuves ?

Vous n’avez pas besoin d’une montagne de paperasse. Un dossier simple pourrait inclure :

  • Des recommandations de médecine du travail (si vous en avez)

  • Un bref descriptif du poste et des exemples de tâches affectées (par exemple, crises de panique, difficultés lors des réunions, symptômes imprévisibles)

  • Toute documentation clinique utile ou un justificatif de présence à la thérapie

  • Des aménagements proposés, directement liés à chaque difficulté

Pièges et points de vigilance

Il est facile de tomber dans des pièges courants :

  • Ne mentionner que le diagnostic : Ne dites pas seulement « j’ai de l’anxiété ». Décrivez comment cela affecte votre travail et ce dont vous avez besoin pour réussir.


  • Tout demander d’un coup : Priorisez d’abord les aménagements à fort impact et à faible coût. Vous pourrez toujours en ajouter d’autres plus tard.


  • Aucune date de révision : Sans période d’essai ni révision, les aménagements peuvent dériver ou être oubliés.

  • Le silence après la divulgation : Si rien ne se passe après votre divulgation, relancez. Utilisez les RH ou une procédure formelle si nécessaire.

Exemple concret

Alex, analyste de données souffrant d’anxiété, avait du mal avec des crises de panique et des difficultés de concentration dans un bureau très fréquenté. Après avoir partagé un rapport de médecine du travail, son manager a testé le télétravail les jours de forte anxiété, envoyé des ordres du jour écrits avant les réunions et autorisé l’accès à un espace calme pour les pauses. En deux mois, la productivité d’Alex s’est améliorée et ses jours d’arrêt maladie ont diminué.

Si vous avez du mal à obtenir des aménagements

Si votre employeur tarde à agir, continuez à relancer. Si vous êtes ignoré, envisagez de déposer une réclamation formelle. La conciliation précoce d’ACAS est une étape avant toute demande devant un tribunal, et elle vaut la peine d’être utilisée si la situation ne s’améliore pas.

Réflexion finale

Gérer l’anxiété au travail, ce n’est pas seulement tenir bon — c’est aussi s’épanouir. Les aménagements raisonnables ne sont pas une faveur ; ils constituent un droit légal. La clé est d’être précis, pragmatique et persévérant. Commencez par ce qui fera la plus grande différence, maintenez le dialogue et n’ayez pas peur de demander ce dont vous avez besoin.

Avertissement : cet article fournit des informations générales à des fins éducatives uniquement. Il ne constitue pas un conseil juridique, médical, financier ou fiscal. Les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle.

Si vous avez besoin de plus de détails, notre Syndrome de Down : aménagements au travail peut aider.

Vous pourriez aussi trouver utile Endométriose : aménagements au travail.

Pour des questions connexes, voir SOPK : aménagements au travail.

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