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Qu’est-ce qui fait une demande recevable ?

Engager une procédure contre un solicitor peut sembler intimidant, surtout si vous ne connaissez pas bien les procédures juridiques. Que vous soyez totalement novice ou que vous ayez déjà une certaine expérience, il est important de savoir que le Solicitors Disciplinary Tribunal (SDT) n’est pas un service de réclamation : c’est une juridiction. Le SDT attend des requérants qu’ils agissent comme leurs propres enquêteurs et présentent un dossier clair et solidement étayé. Vous n’êtes pas seulement un client mécontent ; vous êtes un procureur privé, et votre objectif doit être l’intérêt public et la réputation de la profession.

Pour réussir, vous devrez rassembler et organiser vos preuves avant même de commencer. Le SDT n’enquêtera pas pour vous, donc votre demande doit reposer sur des bases solides :

  • Déclaration au titre de la règle 12 : un document formel exposant des allégations précises et les rattachant aux SRA Principles.

  • Traces écrites : les e-mails, SMS et notes d’entretien constituent la référence.

  • Transcriptions d’audience : indispensables si l’allégation concerne une malhonnêteté devant le tribunal.

  • Preuves du préjudice : démontrer une perte financière ou matérielle aide à montrer la gravité de la faute.

2. Comprendre le SDT : ce qu’il est et ce qu’il n’est pas

Le SDT est l’organe chargé d’examiner les allégations de faute professionnelle à l’encontre des solicitors. Ce n’est pas l’instance compétente pour les plaintes concernant un mauvais service ou des erreurs mineures : c’est le rôle du Legal Ombudsman. Le SDT traite des manquements aux normes professionnelles, tels que la malhonnêteté, le manque d’intégrité, le fait d’induire le tribunal en erreur ou les conflits d’intérêts.

Points clés à retenir :

  • Le SDT est un tribunal, pas un enquêteur.

  • Il ne traite que la faute professionnelle, pas la négligence ni un mauvais service.

  • La procédure est formelle, et vous devez présenter votre dossier comme vous le feriez devant un tribunal.

Si votre plainte concerne des délais manqués, une mauvaise communication ou des honoraires, vous devrez saisir le Legal Ombudsman. Le SDT est réservé aux manquements graves qui menacent la confiance du public dans la profession juridique.

3. Fondements de la poursuite : qu’est-ce qui constitue une faute ?

Pour obtenir gain de cause, vous devez montrer que les actes du solicitor allaient au-delà de simples erreurs et constituaient une faute professionnelle. Les fondements les plus courants sont :

  • Malhonnêteté : mentir à un client ou au tribunal. Le test juridique consiste à savoir si le solicitor savait ce qu’il faisait et si des personnes ordinaires et honnêtes considéreraient cela comme malhonnête.

  • Manque d’intégrité : agir d’une manière moralement répréhensible, par exemple en tirant un avantage injuste ou en omettant de corriger une erreur connue.

  • Induire le tribunal en erreur : retenir des documents ou présenter de fausses informations. Il est difficile de le prouver, car vous devez démontrer que le solicitor savait que l’information était fausse.

  • Conflit d’intérêts : représenter les deux parties à une transaction sans garanties appropriées, ce qui se voit souvent dans les affaires de succession ou immobilières.

Pour chaque fondement, vous devrez rattacher votre allégation à un SRA Principle précis, par exemple :

  • Principe 1 : respecter l’État de droit.

  • Principe 2 : agir avec intégrité.

  • Principe 4 : être honnête.

  • Principe 5 : préserver la confiance du public.

  1. Affaires marquantes : enseignements tirés de cas réels

Comprendre comment les affaires précédentes se sont déroulées peut vous aider à structurer votre propre demande et à éviter les erreurs courantes. Ces affaires marquantes montrent ce qui fonctionne — et ce qui ne fonctionne pas — lorsqu’on poursuit un solicitor :

  • Greene v Davies [2022] : un requérant non juriste a obtenu gain de cause dans une affaire contre un solicitor senior. Le tournant a été une seule chaîne d’e-mails qui contredisait les éléments de preuve du solicitor.
    Leçon : même des solicitors puissants peuvent être tenus responsables si votre dossier est clair et vos preuves solides.

  • Baxendale-Walker v Law Society [2007] : cette affaire a établi que les requérants sont protégés contre le paiement des frais de justice du solicitor si leur demande est valablement introduite et non malveillante.
    Leçon : vous ne serez pas ruiné par les frais si votre demande est sincère et fondée.

  • SRA v James [2018] : la High Court a jugé que le stress ou des problèmes de santé mentale constituent rarement une défense à la malhonnêteté.
    Leçon : si vous pouvez prouver la malhonnêteté, les excuses fondées sur la pression ou le stress ont peu de chances d’aboutir.

  • Wingate & Evans v SRA [2018] : a clarifié la différence entre honnêteté et intégrité.
    Leçon : un solicitor peut agir avec intégrité même s’il n’est pas strictement honnête, mais les deux sont requis pour une conduite professionnelle.

  • Bolton v The Law Society [1994] : a souligné l’importance de la confiance du public et la nécessité de sanctions exemplaires lorsque des solicitors induisent le tribunal en erreur.
    Leçon : le SDT se concentre toujours sur la protection du public et de la réputation de la profession.

5. Arsenal de preuves : ce qu’il vous faut pour réussir

Vos preuves sont la colonne vertébrale de votre demande. Sans elles, même les allégations les plus solides échoueront. Voici ce que vous devez rassembler :

  • Déclaration au titre de la règle 12 :

    • Utilisez des paragraphes numérotés.

    • Rattachez chaque allégation à un SRA Principle précis.

    • Évitez le langage émotionnel ; tenez-vous-en aux faits.

  • Traces écrites :

    • E-mails, SMS et notes d’entretien.

    • Métadonnées des documents (par ex. en-têtes d’e-mails) pour prouver la date ou une anté-datation.

    • Notes internes ou notes de dossier (à demander via une Subject Access Request).

  • Transcriptions d’audience :

    • Des transcriptions certifiées sont indispensables si votre demande concerne une malhonnêteté devant le tribunal.

  • Preuves du préjudice :

    • Perte financière, opportunités manquées ou préjudice matériel.

    • Bien que le SDT ne puisse pas accorder d’indemnisation, démontrer un préjudice montre la gravité de la faute.

Conseils pratiques :

  • Organisez vos preuves par ordre chronologique.

  • Vérifiez les notes internes par rapport à ce qui vous a été dit.

  • Utilisez des enregistrements audio s’ils prouvent la malhonnêteté (recevables si vous étiez partie à la conversation).

Explainer card for How to prosecute a solicitor in UK through SDT: Easy and free guide: Timeline, Records, Response.

6. Plan d’action étape par étape

Étapes

À faire

Conseil clé

  1. Lettre avant action

Écrire au COLP

Soyez clair et factuel

  1. Déclaration au titre de la règle 12

Rédiger les allégations

Citez les SRA Principles

  1. Certification

Le SDT examine vos pièces

Concentrez-vous sur la faute

  1. Audience

Présenter les preuves, contre-interroger

Restez calme et organisé

  1. Lettre avant action :

    • Écrivez au Compliance Officer for Legal Practice (COLP) du solicitor.

    • Indiquez votre intention d’introduire une demande en tant que particulier au titre de la règle 12.

    • Cela conduit parfois à un règlement ou à un aveu.



  2. Rédaction de la déclaration au titre de la règle 12 :

    • Soyez concis et factuel.

    • Utilisez des paragraphes numérotés et faites référence aux SRA Principles.

    • Joignez les preuves à l’appui en tant que pièces.



  3. Phase de certification :

    • Un membre du SDT examine vos pièces.

    • Il demande : « Si tout ce qui est indiqué est vrai, cela constitue-t-il une faute ? »

    • La plupart des demandes échouent à ce stade faute de preuves ou parce qu’elles se concentrent sur un mauvais service.



  4. L’audience :

    • Si la demande est certifiée, vous agissez comme procureur.

    • Vous pouvez contre-interroger le solicitor sous serment.

    • Présentez vos preuves clairement et avec assurance.

7. Pièges courants et comment les éviter

De nombreuses demandes échouent à cause d’erreurs évitables. Voici ce qu’il faut surveiller :

  • Confondre négligence et faute :
    Si un solicitor commet une erreur, par exemple en manquant une échéance, il s’agit de négligence et cela relève du tribunal civil ou du Legal Ombudsman. S’il cache l’erreur ou ment à son sujet, il s’agit d’une faute relevant du SDT.

  • Abus de procédure :
    Essayer d’utiliser le SDT pour rejuger une affaire perdue n’est pas autorisé. Le Tribunal rejettera immédiatement de telles demandes.

  • Manque de précision :
    Employer des termes vagues comme « non professionnel » sans citer le SRA Principle exact ni fournir de preuves concrètes conduit presque toujours à l’échec.

  • Langage trop émotionnel :
    Évitez les accusations ou les insultes. Tenez-vous-en aux faits et laissez vos preuves parler.

Conseils rapides :

  • Citez toujours le SRA Principle pertinent.

  • Concentrez-vous sur la faute, pas sur un mauvais service.

  • Gardez un langage neutre et professionnel.

8. État d’esprit gagnant : ce qui distingue les requérants qui réussissent

Il est normal de se sentir dépassé ou frustré, surtout si vous avez été déçu par une personne en qui vous aviez confiance. Les requérants les plus efficaces abordent leur dossier avec clarté et persévérance, en se concentrant sur l’intérêt public plutôt que sur un grief personnel.

  • Soyez rigoureux : traitez votre dossier comme une enquête, pas comme une plainte.

  • Restez objectif : présentez des faits, pas des sentiments.

  • Rappelez-vous : la priorité du SDT est de protéger la confiance du public et la réputation de la profession.

Une approche calme et méthodique vous aidera à rester concentré et donnera à votre demande les meilleures chances.

9. Référence rapide : liste de contrôle du procureur

Avant de déposer votre demande, assurez-vous de pouvoir cocher ces cases :

  • [ ] Déclaration au titre de la règle 12 avec paragraphes numérotés et SRA Principles cités

  • [ ] Traces écrites claires et organisées (e-mails, notes, documents)

  • [ ] Transcriptions d’audience certifiées (si pertinent)

  • [ ] Preuves de perte ou de préjudice

  • [ ] Langage neutre et factuel tout au long du dossier

  • [ ] Aucune tentative de rejuger des affaires perdues

  • [ ] Allégations précises, pas de plaintes vagues

Si vous pouvez répondre « oui » à chacune, vous êtes prêt à poursuivre.

Aller de l’avant

Engager une procédure contre un solicitor est une démarche sérieuse, mais elle est ouverte à toute personne prête à se préparer soigneusement et à agir avec intégrité. Que vous découvriez les procédures juridiques ou que vous ayez déjà une certaine expérience, la procédure du SDT est conçue pour être accessible — à condition de vous concentrer sur les preuves, la clarté et l’intérêt public.

Il est naturel de se sentir incertain, voire anxieux, à l’idée d’affronter un professionnel. Cependant, avec un dossier bien organisé et une approche calme et méthodique, vous pouvez faire entendre votre voix. Rappelez-vous que le SDT est là pour faire respecter les normes et protéger le public, et non pour régler des griefs personnels ou accorder une indemnisation.

Dernier encouragement :

  • Prenez le temps de rassembler vos preuves et de rédiger votre déclaration.

  • Ne vous laissez pas décourager par les revers ; la persévérance et la clarté sont vos meilleurs atouts.

  • Si vous devez revenir sur une étape, utilisez la liste de contrôle pour vous guider.

En suivant ces étapes, vous ne cherchez pas seulement justice pour vous-même — vous contribuez à maintenir la confiance dans la profession juridique pour tous. Discutez avec Caira maintenant, elle fournit une aide sans jugement 24 h/24, 7 j/7.

FAQ : engager une procédure contre un solicitor

1. Est-ce payant d’introduire une demande devant le Tribunal ?
Il n’y a pas de frais pour déposer une demande en tant que particulier auprès du Solicitors Disciplinary Tribunal. Toutefois, des coûts peuvent être engagés pour préparer les preuves ou obtenir des transcriptions.

2. Dois-je payer pour assister à l’audience ?
La présence au Tribunal est gratuite pour les parties concernées. Vous devrez peut-être prendre en charge vos propres frais de déplacement ou d’hébergement si vous assistez en personne.

3. Si je perds, devrai-je payer les frais juridiques ?
Si votre demande est valablement introduite et non malveillante, vous êtes généralement protégé contre le paiement des frais juridiques du solicitor (voir Baxendale-Walker v Law Society). Si le Tribunal estime que votre demande est « totalement dépourvue de fondement », cette protection peut disparaître.

4. Je ne peux pas me déplacer en personne — puis-je demander une audience à distance ?
Oui, vous pouvez demander une audience à distance ou des mesures spéciales. Présentez votre demande par écrit en expliquant votre situation, et le Tribunal l’examinera.

5. Puis-je venir avec quelqu’un pour m’assister à l’audience ?
Vous pouvez venir avec une personne pour vous aider, même si elle n’est pas juriste. Le Tribunal examinera votre demande et vous donnera des indications.

Disclaimer : cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un conseil juridique, financier ou fiscal.

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