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La thérapie existe dans un espace sacré. Le « contenant » repose sur la confiance, la confidentialité et les limites.

Mais en dehors de cette pièce, le monde réel — et ses lois — s’applique toujours. Les thérapeutes en cabinet privé se sentent souvent tiraillés entre leurs instances déontologiques (BACP/UKCP) et les exigences strictes de textes comme le RGPD et le Terrorism Act.

Lorsqu’un client exige de consulter vos notes, avoue un crime ou menace de se faire du mal, vous devez savoir exactement où se situe la limite.

1. La demande d’accès aux données personnelles (SAR)

Le scénario : Vous suivez un client depuis un an. La relation se termine mal. Une semaine plus tard, vous recevez un e-mail : « En vertu du RGPD, je demande une copie de toutes les données que vous détenez sur moi, y compris toutes les notes de séance. »

Vous paniquez. Vos notes contiennent vos réflexions personnelles : « Le client projette sa colère », « Signes de narcissisme. » Vous ne voulez pas qu’il voie cela.

La réalité juridique : En vertu du RGPD, les clients ont le droit d’accéder à leurs données. Cela inclut vos notes cliniques. Elles constituent des « données de catégorie spéciale ».

En règle générale, vous ne pouvez pas refuser une SAR.

La seule grande exception est le « test de préjudice grave » (Data Protection Act 2018) — vous pouvez retenir des données si leur divulgation causerait un « préjudice grave » à la santé physique ou mentale de la personne concernée. Le seuil est très élevé (par exemple, risque probable de déclencher un suicide). Cela ne couvre pas les « sentiments blessés ».

La solution :

Notes propres : Rédigez vos notes en partant du principe que le client les* lira un jour. Tenez-vous-en aux faits et aux thèmes, pas aux jugements.

  • Contrat RGPD : Votre contrat doit expliquer clairement comment les données sont stockées et quels sont leurs droits.

2. Rupture de la confidentialité (les divulgations obligatoires)

Le scénario : Un client avoue avoir volé 50 000 £ à son employeur. Le signalez-vous ?

Explainer card for Secrets, SARs, and Suicide: The Legal Boundaries of Therapy: Suicide, Secrets, Sars.

Un client avoue avoir abusé sexuellement d’un enfant il y a 20 ans. Le signalez-vous ?

Un client mentionne qu’il envoie de l’argent à un groupe de « combattants de la liberté » à l’étranger. Le signalez-vous ?

La réalité juridique : La confidentialité n’est pas absolue.

  • Terrorism Act 2000 : signalement obligatoire.

  • Proceeds of Crime Act 2002 (blanchiment d’argent) : signalement obligatoire (bien que complexe pour les professionnels de santé).

Protection de l’enfance / des adultes vulnérables : il ne s’agit pas toujours d’une obligation légale stricte pour les praticiens privés (contrairement au NHS), mais d’une obligation éthique et de négligence* majeure. Si vous n’agissez pas et qu’une personne est blessée, votre responsabilité est engagée.

La solution : Votre contrat thérapeutique doit énumérer les limites de la confidentialité.

« Tout est confidentiel SAUF : risque de préjudice pour soi/autrui, terrorisme, blanchiment d’argent ou décision de justice. »

Si cela figure dans le contrat, le client a donné son consentement éclairé à la divulgation avant de parler.

3. Le testament clinique (décès en exercice)

Le scénario : Vous exercez seul. Vous êtes impliqué dans un accident de voiture et êtes dans le coma. Vos clients se présentent à votre cabinet. Il est fermé à clé. Ils vous appellent. Pas de réponse. Ils se sentent abandonnés et retraumatisés.

La solution : Un testament clinique.

Un collègue de confiance (« exécuteur clinique ») détient une liste de vos clients (chiffrée). Si vous décédez ou devenez incapable d’exercer, il contacte les clients pour annuler les séances et proposer des orientations. C’est une exigence de la plupart des instances déontologiques et une protection juridique essentielle de votre patrimoine contre les actions en négligence.

4. Obligation de diligence (risque suicidaire)

Le scénario : Un client exprime des idées suicidaires. Vous évaluez le risque comme « vidéo ». Vous le laissez partir. Il met fin à ses jours. La famille vous poursuit pour négligence.

La réalité juridique : L’obligation de diligence vous impose de prendre des « mesures raisonnables ».

La solution : La documentation. Vous devez consigner votre évaluation du risque et les raisons pour lesquelles vous n’avez pas rompu la confidentialité / hospitalisé la personne (par exemple, « le client a accepté un plan de sécurité »). Si ce n’est pas écrit, cela n’a pas eu lieu.

Pourquoi la revue de contrat est importante pour les soignants

Vous vous concentrez sur les émotions. Laissez le contrat se concentrer sur les règles.

La revue de contrat par IA garantit que votre clause de « confidentialité » est juridiquement exacte (afin que vous ne promettiez pas un secret total que vous ne pouvez pas tenir). Elle vérifie votre conformité au RGPD. Elle crée le contenant sécurisé dont vous avez besoin pour faire votre meilleur travail.

Pour un autre risque commercial lié aux activités de soin, consultez notre guide sur les contrats de garde d’enfants et les risques de retard de récupération.

Avertissement : les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif uniquement et ne constituent pas un conseil juridique, financier, fiscal ou médical professionnel.

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