Les trusts sont un pilier de la planification successorale et de la gestion d’actifs en Angleterre et au pays de Galles. Ils permettent de séparer la propriété juridique des actifs de l’avantage tiré de ces actifs, offrant ainsi un moyen souple de contrôler la gestion et la transmission du patrimoine. Pourtant, malgré leur utilité, les trusts sont souvent mal compris et peuvent être mal utilisés s’ils ne sont pas mis en place ou gérés correctement. Comprendre les bases, les différents types et les pièges courants peut vous aider à déterminer si un trust est adapté à votre situation.
Qu’est-ce qu’un trust ?
Un trust est une relation juridique créée lorsqu’une personne (le constituant) transfère des actifs à un ou plusieurs trustees, qui détiennent et gèrent ensuite ces actifs au profit d’un ou plusieurs bénéficiaires. Le trust est régi par un acte de trust, qui définit les règles et les pouvoirs des trustees. La séparation entre propriété juridique et propriété bénéficiaire est ce qui confère aux trusts leur flexibilité unique.
Constituant : La personne qui crée le trust et apporte les actifs.
Trustees : Les personnes ou organisations chargées de gérer le trust conformément à ses termes.
Bénéficiaires : Ceux qui bénéficient du trust, en recevant des revenus, du capital, ou les deux.
Types courants de trusts
Il existe plusieurs grands types de trusts, chacun ayant ses propres usages et implications :
Bare Trusts :
La forme la plus simple, dans laquelle les bénéficiaires ont un droit absolu sur les actifs et les revenus. Les trustees détiennent simplement les actifs jusqu’à ce que le bénéficiaire y ait droit, souvent pour des enfants jusqu’à leurs 18 ans.
Interest in Possession Trusts :
Ici, un bénéficiaire (le « life tenant ») a le droit de percevoir les revenus du trust, mais pas le capital. Le capital revient généralement à un autre bénéficiaire (le « remainderman ») au décès du life tenant.
Discretionary Trusts :
Les trustees ont le pouvoir de décider comment, quand et à qui distribuer les revenus ou le capital parmi un groupe de bénéficiaires potentiels. Cette souplesse est utile pour les familles dont les besoins évoluent ou lorsque la situation des bénéficiaires peut changer.
Will Trusts :
Créés par testament et ne prenant effet qu’au décès. Ils sont souvent utilisés pour prévoir les besoins des enfants ou des adultes vulnérables, ou pour gérer des actifs de manière fiscalement efficiente.
Trusts for Vulnerable Beneficiaries :
Des règles spéciales s’appliquent aux trusts mis en place pour des personnes handicapées ou incapables de gérer leurs propres affaires, offrant des avantages fiscaux potentiels et la protection des prestations soumises à conditions de ressources.
Quand utiliser des trusts
Les trusts peuvent être précieux dans de nombreuses situations :
Protéger des bénéficiaires jeunes ou vulnérables : Si vous souhaitez vous assurer que les actifs sont gérés jusqu’à ce qu’un enfant atteigne un certain âge, ou prévoir les besoins d’une personne handicapée sans affecter ses prestations.
Familles recomposées : Les trusts peuvent aider à garantir que les enfants issus de relations précédentes soient pris en charge, tout en soutenant un conjoint ou partenaire actuel.
Protection des actifs : Les trusts peuvent protéger les actifs contre les créanciers, les conséquences d’un divorce ou la faillite, même si les tribunaux peuvent parfois « percer » le trust s’il a été mis en place pour contourner délibérément des obligations.
Planification fiscale : Certains trusts peuvent aider à réduire l’Inheritance Tax (IHT), même si les règles anti-évitement sont strictes et que HMRC examine les montages de près.
Gestion d’intérêts dans une entreprise ou un bien immobilier : Les trusts peuvent être utilisés pour détenir des parts dans une entreprise familiale ou un bien immobilier, assurant continuité et contrôle.

Fiscalité des trusts
Les trusts sont soumis à leurs propres régimes fiscaux, qui peuvent être plus complexes que ceux des particuliers :
Income Tax : Les trustees peuvent payer l’impôt au taux de base ou au taux supérieur, selon le type de trust et les revenus générés.
Capital Gains Tax (CGT) : Les trusts disposent de leur propre abattement annuel, mais les taux et les règles diffèrent de ceux applicables aux particuliers.
Inheritance Tax (IHT) : Certains trusts sont soumis à des charges d’« entrée », périodiques et de « sortie », en particulier les discretionary trusts. Les bare trusts sont généralement traités comme si les actifs appartenaient au bénéficiaire pour l’IHT.
Un piège courant consiste à sous-estimer les conséquences fiscales. Par exemple, transférer des actifs dans un discretionary trust peut déclencher immédiatement une charge d’IHT si la valeur dépasse le nil-rate band.
Mettre en place un trust
Pour créer un trust, vous aurez besoin d’un trust deed — un document juridique qui définit les termes, les pouvoirs et les obligations des trustees. Le choix des bons trustees est crucial ; ils doivent agir dans le meilleur intérêt des bénéficiaires et peuvent être tenus personnellement responsables des erreurs ou des manquements au trust.
Étapes clés :
Décidez du type de trust et de son objectif.
Choisissez vos trustees avec soin — envisagez d’en nommer au moins deux et demandez-vous si un trustee professionnel est nécessaire.
Rédigez un trust deed clair et détaillé.
Transférez les actifs dans le trust.
Enregistrez le trust auprès de HMRC si nécessaire (la plupart des trusts doivent désormais être enregistrés sur le Trust Registration Service).
Ambiguïtés et pièges courants
Termes du trust peu clairs : Des instructions vagues ou contradictoires peuvent entraîner des litiges ou une mauvaise gestion.
Trustees inadaptés : Nommer des personnes qui n’ont pas les compétences ou le temps nécessaires pour gérer le trust peut poser problème.
Surprises fiscales : Ne pas comprendre les implications fiscales peut entraîner des factures inattendues.
Défaut d’enregistrement : La plupart des trusts doivent désormais être enregistrés auprès de HMRC, même s’ils ne génèrent pas d’obligations fiscales.
Conseils pratiques
Révisez régulièrement votre trust pour vous assurer qu’il répond toujours à vos besoins et respecte la loi.
Conservez des dossiers clairs de toutes les décisions et distributions.
Communiquez avec les bénéficiaires pour gérer les attentes et éviter les malentendus.
Ressentez moins d’anxiété et plus de confiance :
Caira est votre nouvelle meilleure amie ! 👱🏼♀️🌸 Obtenez des réponses et des projets en quelques secondes pour le droit public, la famille, les successions, le conveyancing, le droit pénal, le droit du travail, la négligence médicale, le droit commercial et le droit public. Le tout appuyé par 10 000 documents juridiques pour l’Angleterre et le pays de Galles.
Téléchargez des documents, captures d’écran et photos pour des réponses encore plus pertinentes. Essai gratuit de 14 jours en 1 min – aucune carte bancaire requise, puis seulement 15 £/mois sur notre site web. Continuez à discuter maintenant. https://www.unwildered.co.uk
Avertissement : Cet article de blog fournit des informations générales à des fins éducatives uniquement. Il ne constitue pas un conseil juridique. Les résultats peuvent varier selon votre situation personnelle.
Si vous avez besoin de plus de détails, notre Alvina Collardeau v Michael Fuchs : Principaux enseignements pour les femmes sur les trusts et les biens internationaux peut vous aider.
Vous pourriez aussi trouver utile Trusts caritatifs et planification successorale : stratégies d’héritage philanthropique.
Pour des questions connexes, voir Discretionary Trusts : solutions souples de planification successorale.
