Annoncer une grossesse ou planifier un congé parental devrait être un moment d’enthousiasme et d’attente. Pourtant, pour de nombreux employés en Angleterre et au pays de Galles, cette étape est assombrie par l’anxiété liée à la sécurité de l’emploi. Les témoignages abondent d’employés licenciés ou invités à accepter un départ volontaire dans les semaines qui ont suivi l’annonce de leur situation. Si la loi offre une protection solide, la réalité peut sembler bien différente. Cet article examine si de telles mesures prises par les employeurs sont légales, quels droits ont les parents et quelles démarches peuvent être engagées si une suppression de poste est envisagée peu après l’annonce d’une grossesse ou d’un congé parental.

2. Le cadre juridique

La loi en Angleterre et au pays de Galles offre de solides garanties aux employés pendant la grossesse et le congé parental. La Protection from Redundancy (Pregnancy and Family Leave) Act 2023, renforcée en avril 2024, étend la période de protection du moment où un employé informe son employeur de sa grossesse ou de son intention de prendre un congé parental, jusqu’à 18 mois après la naissance de l’enfant. Pendant cette « période protégée », les employeurs ne doivent pas choisir un employé pour une suppression de poste en raison de sa grossesse, de son congé de maternité ou de son congé de paternité. Le faire est automatiquement considéré comme un licenciement abusif et peut également constituer une discrimination.

Si une véritable situation de suppression de poste survient, la loi exige que les employés en congé de maternité ou de paternité soient prioritaires pour tout poste de remplacement approprié. Cela signifie qu’un rôle de remplacement adapté doit leur être proposé avant tout autre employé, et sans qu’ils aient besoin de postuler ou de passer un entretien. L’employeur doit être en mesure de démontrer que la suppression de poste est réelle et non un prétexte à la discrimination.

3. Calendrier et motif : pourquoi une suppression de poste peu après l’annonce d’un congé est un signal d’alerte

Le moment choisi pour une suppression de poste ou pour une proposition de départ volontaire est un facteur essentiel pour déterminer si les actes de l’employeur sont légaux. Si une suppression de poste est annoncée dans les semaines qui suivent l’information donnée par un employé sur sa grossesse ou son congé parental, cela soulève immédiatement des questions sur le motif. La loi reconnaît que sélectionner une personne pour une suppression de poste parce qu’elle est enceinte ou prévoit de prendre un congé est illégal.

Les employeurs tentent parfois de masquer la vraie raison de la suppression de poste en invoquant les « besoins de l’entreprise » ou une « restructuration ». Toutefois, si le calendrier suit de près une annonce de grossesse ou de congé, ou si seul le nouveau parent ou futur parent est touché, cela peut indiquer que la suppression de poste n’est pas réelle. D’autres signes d’alerte incluent une offre inattendue de départ volontaire, ou des pressions pour accepter rapidement un accord transactionnel.

4. Que faire si vous êtes visé

Si vous vous retrouvez confronté à une suppression de poste ou à une proposition de départ volontaire peu après avoir annoncé une grossesse ou un congé parental, voici des étapes importantes pour protéger vos droits :

  • Demandez des motifs écrits : demandez une explication claire, par écrit, de la suppression de poste et de la procédure utilisée pour vous sélectionner. Cela aide à établir si la procédure était équitable et transparente.

  • Vérifiez les postes alternatifs appropriés : demandez à votre employeur quels autres postes ont été envisagés et pourquoi ils ne vous ont pas été proposés. Vous avez le droit légal d’être priorisé pour tout poste vacant approprié.

  • Rassemblez des preuves : conservez tous les échanges, les notes de réunion et toute annonce de poste similaire. Cette documentation peut être essentielle si vous devez contester la suppression de poste ultérieurement.

  • Ne démissionnez pas volontairement : attendez une notification formelle de suppression de poste. Démissionner peut affaiblir votre position et affecter votre droit à une indemnité de licenciement ou votre capacité à contester la décision.

  • Négociez tout accord transactionnel : si un accord vous est proposé, sachez que vous pouvez négocier de meilleures conditions, surtout si vous évoquez une possible discrimination ou un licenciement abusif.

5. Liste de contrôle : signes qu’une suppression de poste peut être illégale

Il est important de reconnaître les signes d’alerte indiquant qu’une suppression de poste peut ne pas être réelle ou équitable. Voici les principaux indicateurs à surveiller :

  • Suppression de poste ou licenciement annoncé dans les semaines suivant l’information donnée à votre employeur concernant une grossesse ou un congé parental.

  • Absence de consultation ou procédure précipitée, avec peu d’explications sur la manière dont vous avez été sélectionné.

  • Aucune proposition de postes alternatifs appropriés, ou des postes manifestement impossibles à accepter en raison du salaire, du lieu ou des horaires.

  • Les autres employés occupant des rôles similaires ne sont pas touchés, ce qui laisse penser que vous avez été ciblé.

  • Pression pour accepter rapidement un départ volontaire ou signer un accord transactionnel, sans temps pour examiner vos options.

Si vous remarquez un ou plusieurs de ces signes, il vaut la peine de remettre la procédure en question et de demander des éclaircissements supplémentaires à votre employeur.

6. Conclusion

Faire face à une suppression de poste ou à une proposition de départ volontaire peu après l’annonce d’une grossesse ou d’un congé parental peut être profondément déstabilisant. La loi en Angleterre et au pays de Galles est conçue pour vous protéger contre un traitement injuste dans ce moment vulnérable. Les employeurs doivent suivre des procédures strictes et ne peuvent pas utiliser une suppression de poste pour masquer une discrimination. Si vous pensez que la procédure n’est pas réelle, vous avez le droit de la contester et de rechercher une issue équitable.

7. Conseils pratiques

Si vous vous trouvez dans cette situation, rappelez-vous que vous n’êtes pas seul et que vous avez des options. Prenez le temps d’examiner les documents, de poser des questions et de ne pas vous laisser pousser à prendre des décisions hâtives. Rassembler des preuves et comprendre vos droits peut faire une différence significative.

Avertissement : ce contenu est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, financier ou fiscal. Les résultats peuvent varier selon votre situation personnelle.

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