La médiation est un processus encouragé par les tribunaux britanniques pour aider les parties à résoudre leurs litiges sans le stress et le coût d’une audience complète. Dans les affaires familiales, la participation à une réunion d’information et d’évaluation sur la médiation (MIAM) est souvent requise avant de pouvoir saisir le tribunal. Beaucoup de personnes s’inquiètent : si je refuse la médiation, le juge m’en tiendra-t-il rigueur ?
Mise à jour 2026 sur les MIAM et la médiation
Une MIAM est généralement un premier entretien avec un médiateur, et non un engagement à médiatiser conjointement. Des exemptions peuvent s’appliquer, notamment en cas de violences conjugales, d’urgence ou de préoccupations liées à la protection de l’enfant. Si la médiation n’est pas sûre ou n’est pas adaptée, expliquez pourquoi et conservez des preuves.
Comment les tribunaux considèrent le refus de la médiation
Les tribunaux britanniques attendent des parties qu’elles envisagent sérieusement la médiation. Les Family Procedure Rules et les Civil Procedure Rules encouragent toutes deux la négociation et le règlement amiable. Les juges veulent voir que vous avez fait un effort réel pour résoudre l’affaire hors tribunal. Si vous refusez la médiation sans motif valable, le tribunal peut le voir d’un mauvais œil.
Conséquences possibles d’un refus de médiation
Condamnation aux dépens : les tribunaux peuvent vous ordonner de payer tout ou partie des frais juridiques de l’autre partie si vous refusez déraisonnablement la médiation. Dans Moradi v The Home Office [2022] EWHC 3125, le tribunal a sanctionné une partie ayant obtenu gain de cause pour avoir refusé de négocier.
Perception du tribunal : le refus peut laisser penser que vous n’êtes pas disposé à coopérer, ce qui peut influencer la manière dont votre dossier est géré.
Retards : ne pas participer à la médiation peut ralentir la procédure, surtout si le juge vous ordonne d’essayer à nouveau.
Motifs raisonnables de refuser la médiation
Il existe des raisons valables de refuser la médiation, par exemple :
-Violences conjugales ou préoccupations de protection.
-Situations urgentes où un délai causerait un préjudice.
-Aucun médiateur adapté disponible dans un délai ou à une distance raisonnables.
-Des tentatives de médiation antérieures ont échoué.
Si vous êtes dans l’une de ces catégories, consignez clairement vos raisons. Le tribunal tiendra compte des exemptions, en particulier dans les affaires impliquant un risque ou une urgence.

Erreurs et pièges courants
-Ne pas expliquer ni étayer vos raisons de refus.
-Supposer que le tribunal acceptera automatiquement votre décision.
-Ne pas explorer d’autres options, comme la médiation en navette (où les parties ne se rencontrent pas en face à face).
-Refuser la médiation simplement par frustration ou colère.
Points à considérer avant de refuser
-La médiation est-elle sûre et adaptée à votre situation ?
-Pouvez-vous fournir des preuves (par ex. lettres de services d’aide, antécédents de médiation) ?
-Avez-vous envisagé toutes les formes de médiation, y compris à distance ou en navette ?
-Êtes-vous prêt à expliquer votre décision au juge ?
Étapes pratiques à suivre
-Notez par écrit vos raisons de refuser la médiation.
-Rassemblez des preuves à l’appui, telles que des échanges avec des médiateurs ou des organismes de soutien.
-Si vous êtes exempté (par ex. en raison de violences conjugales), assurez-vous de remplir les critères d’exemption et de pouvoir fournir une preuve.
-Soyez prêt à montrer au tribunal que vous avez sérieusement envisagé la médiation, même si vous avez finalement décidé de ne pas y recourir.
Conclusion
Refuser la médiation peut jouer contre vous au tribunal si vous n’avez pas de motif valable et si vous ne documentez pas votre décision. Toutefois, le droit reconnaît que la médiation ne convient pas à toutes les affaires. En faisant un choix éclairé, en rassemblant des preuves et en communiquant clairement, vous pouvez protéger votre position et vous concentrer sur la résolution de votre litige de la meilleure manière possible.
Si vous avez un doute, prenez le temps de réfléchir à vos raisons et de préparer votre explication. Le tribunal valorise l’honnêteté et un effort sincère pour régler le litige — le démontrer peut aider votre dossier.
Avertissement : cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, financier ou fiscal. Pensez toujours à solliciter un accompagnement professionnel adapté à votre situation spécifique.
Si vous avez besoin de plus de détails, notre article Gaslighting : peut-il être prouvé devant le tribunal de la famille au Royaume-Uni ? peut vous aider.
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