Si vous vivez au Royaume-Uni mais que vos racines, vos actifs et votre famille sont répartis dans le monde entier, l’impôt sur les successions (IHT) peut sembler un sujet confus et intimidant. Les règles applicables aux personnes non domiciliées — souvent appelées « non-doms » — évoluent, et il est plus important que jamais de comprendre comment protéger votre patrimoine et préparer l’avenir de votre famille.

Passons en revue l’essentiel, avec des exemples concrets et des solutions pratiques, afin que vous puissiez prendre des décisions éclairées et éviter des erreurs coûteuses.

Statut de non-dom et règles actuelles de l’IHT

Le statut de non-dom signifie que vous résidez au Royaume-Uni, mais que votre domicile permanent — votre « domicile » — est ailleurs. Pendant des années, ce statut a offert un avantage important : seuls vos actifs britanniques étaient soumis à l’IHT, tandis que vos biens, investissements et participations commerciales à l’étranger étaient généralement exclus.

Par exemple, si vous avez déménagé à Londres depuis Singapour et conservé votre résidence principale et vos intérêts commerciaux à l’étranger, seuls vos actifs britanniques seraient taxés à 40 % au décès. Votre entreprise de 20 millions de livres sterling à Singapour, votre villa en Espagne et vos investissements offshore seraient hors du champ de l’IHT britannique.

Mais cela change. À partir d’avril 2025, le gouvernement passe à un système fondé sur la résidence. Si vous avez vécu au Royaume-Uni pendant au moins 10 années sur les 20 dernières, vous serez traité comme « réputé domicilié » aux fins de l’IHT. Cela signifie que vos actifs mondiaux pourraient être exposés à l’impôt britannique sur les successions, même si vous vous considérez toujours comme non-dom.

Qu’est-ce qui est considéré comme bien exclu pour les non-doms ?

Le bien exclu est la notion clé pour les non-doms. Il s’agit d’actifs qui ne sont pas soumis à l’IHT britannique, généralement :

  • Biens à l’étranger (résidences, terrains, immeubles commerciaux)

  • Actions de sociétés non britanniques

  • Comptes bancaires étrangers

  • Actifs logés dans des trusts constitués pendant que vous n’étiez pas domicilié au Royaume-Uni

Par exemple, si vous avez créé un trust familial dans les îles Anglo-Normandes en 2018 et y avez transféré votre entreprise et vos investissements à l’étranger, ces actifs seraient exclus de l’IHT britannique — à condition que vous n’étiez pas domicilié au Royaume-Uni à ce moment-là.

Cependant, les règles relatives aux trusts et aux biens exclus se durcissent. À partir d’avril 2025, la protection offerte par les trusts offshore dépendra du moment et de la manière dont les actifs ont été apportés. Les nouveaux actifs ajoutés après cette date, ou les nouveaux trusts créés, pourraient ne pas être exclus.

Exemple : entreprise étrangère de 20 millions de livres et trust familial

Voyons un scénario concret. Priya a déménagé au Royaume-Uni en 2012 et possède une entreprise de 20 millions de livres à Dubaï. Elle a créé un trust à Guernesey en 2016, y transférant son entreprise et ses investissements à l’étranger. Selon les règles actuelles, ces actifs sont exclus de l’IHT britannique.

Si Priya ajoute en 2026 un nouveau bien à Monaco dans le trust, il pourrait ne pas être exclu si elle est désormais réputée domiciliée. Le calendrier des transferts d’actifs et de la création du trust est crucial. Si vous prévoyez d’y placer de nouveaux actifs, envisagez de le faire avant avril 2025 afin de préserver le statut de bien exclu.

Stratégies de planification : apports, dons et réserve d’avantage

Protéger votre patrimoine contre l’IHT britannique exige une planification rigoureuse. Voici quelques stratégies concrètes :

  • Utilisez les trusts avec discernement : Les trusts offshore peuvent protéger les actifs étrangers contre l’IHT britannique, mais seulement si les actifs sont apportés pendant que vous n’êtes pas domicilié au Royaume-Uni. Passez vos trusts en revue et vérifiez quand les actifs ont été ajoutés. Si vous envisagez de nouveaux transferts, agissez avant avril 2025.

  • Dons et réserve d’avantage : Faire don d’actifs à l’étranger peut être efficace, mais attention aux règles de « réserve d’avantage ». Si vous donnez un bien mais continuez d’en bénéficier (par exemple, en donnant une maison de vacances tout en continuant à l’utiliser), il peut tout de même être imposé dans votre succession. Faites des dons nets et documentez-les clairement.

  • Séparez les actifs britanniques et non britanniques : Conservez des registres clairs indiquant quels actifs sont situés au Royaume-Uni et lesquels sont à l’étranger. Cela aide vos exécuteurs à calculer les obligations d’IHT et à demander les allégements.

  • Planification de départ : Si vous envisagez de quitter le Royaume-Uni, n’oubliez pas la règle du « tail » de 10 ans. Vous devrez être non-résident pendant une décennie complète avant que vos actifs mondiaux ne sortent du champ de l’IHT britannique.

Considérations familiales : conjoint et enfants avec des statuts de domicile mixtes

La planification du patrimoine familial peut devenir complexe si votre conjoint ou vos enfants ont des statuts de domicile différents. Les transferts entre conjoints sont généralement exonérés d’IHT, mais seulement si les deux sont domiciliés au Royaume-Uni ou réputés domiciliés. Si votre conjoint n’est pas domicilié au Royaume-Uni, l’exonération est plafonnée à 325 000 £, sauf s’il ou elle choisit d’être traité(e) comme domicilié(e) au Royaume-Uni aux fins de l’IHT.

Par exemple, si vous êtes réputé domicilié mais pas votre conjoint, vous pouvez faire une élection pour qu’il ou elle soit traité(e) comme domicilié(e) au Royaume-Uni. Cela permet des transferts illimités entre conjoints, mais cette élection reste valable jusqu’à ce que votre conjoint ait été non-résident pendant 10 années consécutives.

Le statut de domicile des enfants compte aussi pour la planification successorale. Si vos enfants vivent à l’étranger et ne sont pas domiciliés au Royaume-Uni, les actifs qui leur sont transmis peuvent être traités différemment aux fins de l’IHT. Passez en revue vos testaments et trusts pour vous assurer qu’ils reflètent la situation de votre famille.

Impact du nouveau régime d’IHT fondé sur la résidence

Le passage à un régime d’IHT fondé sur la résidence change la donne. Si vous avez vécu au Royaume-Uni pendant 10 ans ou plus, vos actifs mondiaux — y compris ceux détenus dans des trusts — pourraient être exposés à l’IHT britannique. Si vous recherchez un calculateur pour les droits de succession, utilisez notre calculateur rapide d’impôt sur les successions. Des dispositions transitoires peuvent protéger les actifs constitués avant avril 2025, mais les nouveaux apports et les nouveaux trusts seront concernés par les nouvelles règles.

Actions immédiates que vous pouvez entreprendre :

  • Auditez vos trusts et structures d’actifs. Vérifiez quand les actifs ont été apportés et s’ils remplissent les conditions de bien exclu.

  • Envisagez de transférer des actifs avant avril 2025 afin de préserver le statut de bien exclu.

  • Examinez le domicile et la résidence de votre famille. Faites les élections nécessaires pour les conjoints.

  • Mettez à jour votre plan successoral et conservez des registres clairs.

Exemple réel : naviguer dans les changements

David, citoyen britannique, a déménagé au Royaume-Uni en 2010 après avoir passé plusieurs années à Hong Kong. Il possède une entreprise de 20 millions de livres à Singapour et un trust familial à Jersey. Il prévoit d’acheter un nouveau bien en Suisse. Avec les nouvelles règles, le trust de David peut encore protéger les actifs apportés avant avril 2025, mais le bien en Suisse pourrait être exposé à l’IHT britannique s’il est ajouté après cette date. David examine son trust, consulte ses trustees et décide de transférer le bien avant la date limite.

Liste de vérification finale

  • Examinez votre historique de résidence et calculez à quel moment vous serez réputé domicilié.

  • Auditez vos trusts et structures d’actifs — vérifiez quand les actifs ont été apportés.

  • Envisagez de transférer des actifs avant avril 2025 si vous souhaitez préserver le statut de bien exclu.

  • Préparez-vous à la règle du tail de 10 ans si vous pensez quitter le Royaume-Uni.

  • Conservez des registres clairs et mettez à jour votre plan successoral.

Vous vous sentez dépassé ? Vous n’êtes pas seul

La planification de l’impôt sur les successions pour les non-doms est complexe, mais avec des actions réfléchies, vous pouvez protéger le patrimoine de votre famille. Les règles changent, mais vous avez des options. Examinez vos structures, agissez avant les échéances et veillez à ce que votre plan successoral reflète vos souhaits et votre situation.

Clause de non-responsabilité : Cet article fournit des informations générales à des fins éducatives uniquement. Il ne constitue pas un conseil juridique, financier ou fiscal. Les résultats peuvent varier en fonction de votre situation personnelle.

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Pour des questions connexes, voir Explication du statut de non-dom : résidence, domicile et planification fiscale pour les personnes très mobiles à l’international.

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