Domaine | Avant le Bill | Après l’application du Bill aux baux existants |
|---|---|---|
Section 21 | Autorisée | Abolie pour tous les baux |
Durées fixes | Courantes | Progressivement supprimées, les baux périodiques deviennent la norme |
Locations de courte durée | Peu réglementées | Registre national, contrôles d’urbanisme, règle des 90 nuits |
Augmentations de loyer | Par accord ou préavis | Les locataires peuvent contester les augmentations supérieures au marché |
Avec le Renters’ Rights Bill 2024-25 appelé à refondre le secteur privé locatif, l’une des questions les plus fréquentes est la suivante : ces changements s’appliqueront-ils aux baux existants, ou seulement aux nouveaux ? La réponse est importante pour les bailleurs comme pour les locataires, surtout dans un contexte de hausse des taux d’intérêt et de durcissement de la réglementation sur les locations de courte durée.
Le Bill s’appliquera-t-il aux baux existants ?
Oui, le Renters’ Rights Bill est conçu pour s’appliquer à la plupart des baux existants, et pas seulement à ceux créés après l’entrée en vigueur de la loi. Des dispositions transitoires sont prévues pour assurer une transition en douceur de l’ancien système vers le nouveau. Par exemple, si vous avez actuellement un assured shorthold tenancy (AST), il sera à terme converti en bail périodique au titre des nouvelles règles, et les expulsions « no fault » au titre de la Section 21 ne seront plus possibles.
Qu’est-ce que cela signifie pour les bailleurs ?
Pression des taux d’intérêt : De nombreux bailleurs ressentent déjà la pression liée à la hausse des taux hypothécaires et au durcissement des critères de prêt. Les changements du Bill — comme la fin des durées fixes et de la Section 21 — signifient que vous devrez prévoir des baux plus longs et adopter une approche plus stratégique de la gestion de vos finances locatives.
Réglementation des locations de courte durée : Si vous envisagez de passer à la location de courte durée pour augmenter vos revenus, sachez que de nouvelles règles nationales arrivent. Elles comprennent un registre obligatoire, de nouvelles catégories d’urbanisme et le pouvoir pour les conseils municipaux de restreindre les nouvelles locations de vacances dans les zones sous forte pression. La règle des 90 nuits pour les propriétaires occupants demeure, mais l’environnement est désormais beaucoup plus réglementé.
Contrats de location existants : Même si votre contrat actuel est à durée fixe, la loi primera sur certaines clauses une fois le Bill en vigueur. Par exemple, les break clauses et les préavis au titre de la Section 21 ne seront plus valables, et vous devrez utiliser des motifs statutaires si vous souhaitez récupérer la possession.
Et pour les locataires ?

Plus de sécurité : Les locataires ayant des baux existants bénéficieront des nouvelles protections, notamment la fin des expulsions « no fault » et le droit de contester les augmentations de loyer supérieures au marché.
Délais de préavis : Le préavis à donner pour quitter un logement restera similaire, mais vous aurez davantage de clarté et de sécurité quant à vos droits.
Dispositions transitoires
Le Bill comprend des règles transitoires spécifiques. Par exemple, les bailleurs qui ont signifié un préavis valide au titre de la Section 21 avant l’entrée en vigueur de la loi pourront peut-être encore poursuivre la procédure, mais des délais stricts s’appliquent. Les instruments juridiques existants — comme les hypothèques ou les accords d’urbanisme — sont également couverts, de sorte que vous ne serez pas en infraction si vos documents mentionnent des AST ou d’autres termes en cours de suppression.
Conclusion
Le Renters’ Rights Bill marque un changement majeur pour l’ensemble du secteur privé locatif. Les baux existants seront soumis aux nouvelles règles, il est donc judicieux de revoir dès maintenant vos accords et vos plans d’activité. Pour les bailleurs, cela signifie s’adapter à un marché plus réglementé et davantage centré sur les locataires, surtout avec l’arrivée de nouvelles pressions financières et des règles sur les locations de courte durée. Pour les locataires, cela signifie davantage de sécurité et des droits plus clairs.
Si vous ne savez pas comment les changements affecteront votre situation, prenez le temps de vous familiariser avec la nouvelle loi. Et si vous avez besoin d’aide pour comprendre vos options, Caira est là pour vous accompagner à chaque étape.
Disclaimer: Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, financier ou fiscal. Les résultats en matière de divorce et de pension peuvent varier selon les circonstances individuelles et les éléments de preuve soumis au tribunal. Pensez toujours à solliciter un accompagnement professionnel adapté à votre situation spécifique.
Si vous avez besoin de plus de détails, notre Inheritance Tax: 5 Ways to Reduce Your Bill (England and Wales) UK peut vous aider.
Vous pourriez aussi trouver utile What Are the 7 Permitted Grounds to End a Tenancy Under the Renters’ Rights Bill?.
Pour des questions connexes, voir What is the Break Clause in the Renters’ Rights Bill?.
